Guide · Indemnisation
L'allocation chômage (ARE) : conditions, montant et durée
L'essentiel de l'assurance chômage en une page.
Mis à jour le
L'allocation d'aide au retour à l'emploi (ARE) est le nom officiel de ce qu'on appelle couramment le chômage. C'est un revenu de remplacement versé par France Travail aux personnes qui perdent leur emploi involontairement et qui remplissent certaines conditions.
Ce que vous allez comprendre
- Qui a droit à l'ARE et à quelles conditions
- Comment le montant de votre allocation est calculé
- Combien de temps vous pouvez être indemnisé
- Quand l'allocation peut baisser (dégressivité)
Les repères essentiels
- 1
Conditions d'accès
Être inscrit comme demandeur d'emploi, avoir perdu son emploi involontairement, justifier d'une durée minimale de travail, être apte et en recherche active.
- 2
Montant
Calculé à partir de votre salaire journalier de référence (SJR), avec un minimum garanti et un plafond.
- 3
Durée
Votre durée d'affiliation multipliée par 0,75, avec un minimum et un maximum selon votre âge et, depuis le 1er septembre 2026, selon que vous sortez ou non d'une rupture conventionnelle.
Qu’est-ce que l’ARE ?
L’ARE est un revenu de remplacement : elle compense, en partie, la perte de salaire quand vous vous retrouvez sans emploi. Elle n’est pas une aide sociale soumise à conditions de ressources, mais une assurance : vous y avez droit au titre des salaires soumis aux contributions d’assurance chômage. Ces contributions sont payées par l’employeur (4 % du salaire en général), et l’assurance chômage reçoit aussi une part de la CSG sur les revenus d’activité. Sauf exceptions (intermittents du spectacle, salariés d’employeurs monégasques), le salarié ne paie plus de contribution chômage sur sa fiche de paie.
Source : Unédic, Paramètres utiles de juillet 2026, pages 3 et 4, lus le 2 octobre 2026.
Qui a droit à l’allocation chômage ?
Pour ouvrir des droits, vous devez réunir plusieurs conditions au moment de la fin de votre contrat :
- avoir perdu votre emploi involontairement (fin de CDD, licenciement), ou être dans un cas que l’assurance chômage prend aussi en charge : rupture conventionnelle, démission légitime, démission pour projet professionnel ;
- justifier d’une durée minimale de travail : au moins 130 jours travaillés ou 910 heures (environ 6 mois) au cours des 24 derniers mois, ou des 36 derniers mois si vous avez 55 ans ou plus. Pour un travailleur saisonnier ou une personne qui n’a eu aucun droit au chômage dans les 20 dernières années, le seuil est de 108 jours ou 758 heures (environ 5 mois) ;
- être inscrit comme demandeur d’emploi auprès de France Travail ;
- être physiquement apte au travail et à la recherche effective d’un emploi ;
- résider sur un territoire couvert par l’assurance chômage : métropole, Guadeloupe, Guyane, Martinique, La Réunion, Saint-Pierre-et-Miquelon, Saint-Barthélemy ou Saint-Martin (Mayotte a un régime propre) ;
- ne pas avoir atteint l’âge légal de départ à la retraite en ayant tous les trimestres requis pour le taux plein. Cet âge va de 62 ans et 9 mois (nés en 1963, 1964 et jusqu’au 31 mars 1965) à 64 ans (nés à partir de 1969). Sans tous vos trimestres, l’ARE peut continuer jusqu’au taux plein, au plus tard à 67 ans. Une retraite anticipée (carrière longue, handicap…) ferme le droit à l’ARE.
Sources : Unédic, fiche « Allocation d’aide au retour à l’emploi (ARE) » (mise à jour le 30 avril 2026) ; Unédic, Paramètres utiles de juillet 2026 (pages 6, 12 et 25) ; Unédic, « Assurance chômage : ce qui change le 1er septembre 2026 » (31 août 2026, âges par année de naissance). Lus le 1er octobre 2026 et relus le 2 octobre 2026.
Combien allez-vous toucher ?
Le montant dépend de votre ancien salaire. L’allocation journalière brute correspond au montant le plus élevé entre deux calculs :
- 57 % de votre salaire journalier de référence (SJR), ou
- 40,4 % du SJR + une partie fixe de 13,18 € par jour.
Ce montant ne peut pas être inférieur à un plancher de 32,13 € par jour ni supérieur à 75 % de votre SJR. Ces montants sont en vigueur depuis le 1er juillet 2025 ; ils n’ont pas été revalorisés au 1er juillet 2026 (Unédic, Paramètres utiles de juillet 2026, page 5, et actualité « pas de revalorisation au 1er juillet 2026 », 30 juin 2026, lus le 1er octobre 2026 et relus le 2 octobre 2026). Pour le détail du calcul, voyez notre guide dédié au calcul de l’allocation chômage.
Pendant combien de temps ?
En règle générale, la durée d’indemnisation correspond à votre durée d’affiliation (le temps travaillé) multipliée par 0,75, avec un minimum de 182 jours (6 mois) et un maximum de 18 mois avant 55 ans en métropole (le coefficient de 0,75 ne s’applique pas outre-mer). Les demandeurs plus âgés bénéficient de durées plus longues. Tout est détaillé dans le guide durée d’indemnisation.
Exception depuis le 1er septembre 2026 : la rupture conventionnelle. Si votre contrat a été rompu par une rupture conventionnelle individuelle et que la date de fin fixée par la convention tombe à compter du 1er septembre 2026, le maximum est de 15 mois avant 55 ans et de 20,5 mois à partir de 55 ans (20 et 30 mois outre-mer, hors Mayotte). Voir notre guide rupture conventionnelle et chômage.
Sources : Unédic, « Assurance chômage : ce qui change le 1er septembre 2026 » (publiée le 31 août 2026) ; règlement général annexé à la convention du 15 novembre 2024, texte consolidé du 1er septembre 2026, article 9 ; Unédic, fiche « Durée d’indemnisation » (mise à jour le 5 décembre 2025, outre-mer). Lus le 1er octobre 2026 et relus le 2 octobre 2026.
L’allocation peut-elle baisser ?
Oui, dans un cas : la dégressivité. Si votre allocation journalière dépasse 92,57 € (un ancien salaire brut d’environ 4 940 € par mois) et que vous aviez moins de 55 ans à la fin de votre contrat, elle est réduite de 30 % à partir du 7e mois d’indemnisation, sans pouvoir descendre sous 92,57 €. Une formation inscrite à votre contrat d’engagement (ou financée par votre CPF) repousse cette baisse d’autant.
Le seuil et le plancher de 92,57 € s’appliquent depuis le 1er juillet 2025 (92,11 € avant, valeur encore écrite dans le règlement général) et n’ont pas été revalorisés au 1er juillet 2026.
Sources : Unédic, fiche « Allocation d’aide au retour à l’emploi (ARE) », mise à jour le 30 avril 2026 ; communiqués « revalorisation de 0,5 % au 1er juillet 2025 » (25 juin 2025) et « pas de revalorisation au 1er juillet 2026 » (30 juin 2026). Lus le 1er octobre 2026 et relus le 2 octobre 2026.
Bon à savoir. Les montants (partie fixe, allocation minimale) peuvent être revalorisés chaque année au 1er juillet ; ils ne l’ont pas été en 2026. Vérifiez les valeurs en vigueur sur les sites officiels avant toute démarche.
Sources officielles
- Unédic, fiche « Allocation d’aide au retour à l’emploi (ARE) », mise à jour le 30 avril 2026
- Unédic, fiche « Durée d’indemnisation », mise à jour le 5 décembre 2025 (outre-mer)
- Unédic, Paramètres utiles, juillet 2026 (montants, seuils, financement, âges)
- Unédic, « Allocations d’assurance chômage : pas de revalorisation au 1er juillet 2026 », 30 juin 2026
- Unédic, « Assurance chômage : ce qui change le 1er septembre 2026 », 31 août 2026
- service-public.fr, fiche F410 « L’allocation chômage ou de préretraite est-elle imposée ? », vérifiée le 1er janvier 2026
Consultées le 1er octobre 2026 et relues le 2 octobre 2026.
À retenir
- L'ARE s'adresse aux personnes privées d'emploi involontairement (fin de CDD, licenciement) et à certains départs que l'assurance chômage prend aussi en charge (rupture conventionnelle, démissions légitimes).
- Il faut avoir travaillé au moins 130 jours ou 910 heures (environ 6 mois) sur les 24 derniers mois (36 mois à partir de 55 ans) ; 108 jours ou 758 heures pour un saisonnier ou un premier droit.
- Le montant journalier brut est le plus élevé entre 57 % de votre salaire journalier de référence et 40,4 % de ce salaire + 13,18 €, avec un minimum de 32,13 € et un maximum de 75 % de ce salaire.
- La durée d'indemnisation correspond à votre durée travaillée réduite de 25 %, dans la limite de 18 mois avant 55 ans en métropole (15 mois après une rupture conventionnelle dont la fin de contrat intervient à compter du 1er septembre 2026).
Questions fréquentes
- ARE et chômage, est-ce la même chose ?
- Oui. « ARE » (allocation d'aide au retour à l'emploi) est le terme officiel ; « chômage » ou « allocation chômage » est le terme courant pour la même prestation.
- Qui verse l'allocation chômage ?
- C'est France Travail (l'ex-Pôle emploi) qui verse l'ARE, selon les règles définies par l'Unédic, l'organisme qui gère l'assurance chômage.
- Le chômage est-il imposable ?
- Oui, l'ARE est soumise à l'impôt sur le revenu (service-public.fr, fiche F410, vérifiée le 1er janvier 2026). Elle supporte aussi la CSG et la CRDS si l'allocation dépasse 61 € par jour, ainsi qu'une retenue de 3 % du salaire journalier de référence pour la retraite complémentaire, qui ne peut pas la faire descendre sous 32,13 € par jour (Unédic, Paramètres utiles de juillet 2026, page 22).
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